Le Monde des Arts Martiaux Chapitre 83

Chapitre 83: Lutte entre les princes

Le fait que ces quatre individus puissent directement assister à la guerre du classement reposait sur la qualité des relations du Prince Héritier. Cela représentait déjà la limite ; ils ne pouvaient pas briser les coutumes de la Maison Martiale des Sept Véritables en rentrant en contact avec Lin Ming dans l’enceinte de l’école ou en essayant de recruter des talents.

La Maison Martiale des Sept Véritables revêtait un statut particulier au sein du Royaume du Grand Avenir. La juridiction de l’autorité royale ne s’y appliquant pas, aucune restriction légale n’y faisait loi. Cela s’expliquait par le fait que la Maison Martiale était immédiatement subordonnée à la secte de troisième grade des Sept Profondes Vallées. La secte était un colosse terrifiant qui dominait l’autorité royale. En pratique, les Sept Profondes Vallées pouvait aisément abolir le monarque ou le dirigeant de n’importe quel pays dans un rayon de cent mille kilomètres !

Si certains n’obéissaient pas, la secte avait la liberté d’envoyer trois ou quatre maîtres Xiantian. Ces individus pouvaient entrer et quitter le Palais Royal comme si de rien n’était, et y décapiter le souverain sans que quiconque ne soit capable de leur opposer la moindre résistance.

Pour avoir une vision plus large du Royaume du Grand Avenir, les guerriers les plus puissants, tels que Qin Xiao, Muyi et consorts étaient autour du milieu de l’étape Houtian. Mais ce genre d’individus étaient extrêmement rares, et la plupart d’entre eux étaient rassemblés à la Maison Martiale des Sept Véritables. Il n’était pas dit qu’ils se rangeraient dans tel ou tel camp. De plus, quelle riposte une poignée de maîtres au milieu de l’étape Houtian pouvaient bien espérer opposer à trois ou quatre parangons de l’étape Xiantian ?

Par conséquent, s’opposer à un ordre de la Maison Martiale des Sept Véritables signifiait la mort pour le monarque du royaume. Après quoi la secte enverrait l’Emissaire des Sept Véritables, disposant de toute latitude pour nommer un nouveau souverain. Si l’ensemble de la famille royale venait à se révolter, alors les Sept Profondes Vallées pourrait tout à fait exterminer le clan tout entier.

Avec une telle existence au-dessus d’eux, le Royaume du Grand Avenir et tous les pays proches considéraient les Sept Profondes Vallées comme un temple sacré et inviolable, marchant dans ses pas sans la moindre résistance. Toutes les ressources médicinales précieuses et les pierres de véritable énergie de ces pays devaient être envoyées dans des coffres à la secte ; en plus du fait qu’ils devaient fournir de la main-d’œuvre pour aider les Sept Profondes Vallées dans les mines.

Tant que la famille royale suivait docilement les ordres et acceptait de payer un tribut en ressources, alors les Sept Profondes Vallées n’interférait pas dans les affaires internes de la nation, allant même parfois jusqu’à aider à mater les rébellions.

Cependant, si un monarque était foncièrement mauvais et nocif aux affaires de son pays, ou que le gouvernement était incompétent, ou encore que la gronde populaire était systématique, alors la secte pouvait prendre la décision d’établir une nouvelle dynastie.

Si les Sept Profondes Vallées établissaient des Maisons Martiales dans tous les pays sous sa tutelle, c’était à la fois pour essayer d’y déceler des talents et des génies pour renforcer la secte, et en même temps pour surveiller les différentes nations et les piloter.

La mission principale du Maître de la Maison Martiale ne consistait pas à assurer les enseignements quotidiens, mais plutôt à prendre en charge la responsabilité de l’extraction et de l’acquisition des ressources du pays ; telles que les pierres de véritable énergie, les ressources médicinales, le sang de bête féroce et bien d’autres ressources et matériaux qui étaient constamment transportés vers la secte.

Le Maître de la Maison Martiale et l’Emissaire des Sept Véritables disposaient d’une autorité considérable au sein du Royaume du Grand Avenir. Le premier était responsable des ressources du pays et de la gestion de la Maison Martiale, et le second de surveiller les actions du souverain et de son gouvernement. Leur statut pouvait même être considéré comme supérieur à celui du roi.

L’on pouvait dire que les Sept Profondes Vallées était un gigantesque vampire suceur de sang qui drainait toutes les ressources d’un nombre important de pays à travers un rayon de cent mille kilomètres. De plus, la puissance de ce vampire était telle qu’aucun de ces pays, dont les ressources étaient spoliées, n’osait se révolter. En réalité, les dirigeants de ces pays sacrifiaient volontiers les ressources nécessaires à l’exercice des arts martiaux de leur pays en échange de la stabilité. Pour les mortels, peut-être que des richesses inépuisables, une kyrielle de belles femmes et une autorité suprême semblaient plus attrayants que des pierres de véritable énergie.

Par conséquent, la famille royale n’osait pas interférer face à la Maison Martiale des Sept Véritables et agissait avec beaucoup de précaution.

Mais aussi longtemps qu’il y avait des êtres humains, ceux-là créeraient des liens et des jeux d’influence se mettraient en place. Après tout, la Maison Martiale des Sept Véritables était construite sur le territoire du Royaume du Grand Avenir ; il était donc approprié d’accorder certains privilèges à la famille royale, comme permettre à certains jeunes de la famille d’intégrer le Hall Humain. Par exemple, Ils venaient d’autoriser deux princes à envoyer leurs informateurs au sein de la Maison Martiale pour observer la guerre du classement de la Matrice des Dix Mille Morts.

« Gardez vos esprits alertes ; ne perdez pas face aux sbires du Dixième Prince ! » dit le leader de ces quatre hommes aux habits cendrés. Il devait avoir la quarantaine et son apparence était tout à fait ordinaire.

« Oui ! » répondirent les trois autres.

Si le Prince Héritier avait envoyé ses informateurs, alors le Dixième Prince, qui luttait pour le trône, avait naturellement fait de même.

C’était les généraux et les princes qui avaient généralement besoin de supports puissants, et non pas les grandes familles ou la chambre de commerce.

Les généraux étaient en charge de la garde des frontières. Lors des guerres, ils requéraient des individus puissants pour se charger des ennemis et pour accomplir des missions spécifiques. Ils devaient également être assez forts pour se protéger eux-mêmes et pour se prémunir des tentatives d’assassinats.

Quant aux princes, ils étaient en compétition pour le contrôle de la nation et avaient également besoin de l’aide d’individus puissants afin de se débarrasser de leurs ennemis.

Par conséquent, comment le Prince Héritier et le Dixième Prince auraient-ils pu manquer pareil rendez-vous ?

Avant que Lin Ming n’occupe le devant de la scène, c’était Ling Sen, Ta Ku, Zhang Guanyu et des disciples principaux qui recevaient la plus grande attention.

Si aucun accident de mauvais augure ne venait entraver leur progression, les disciples principaux de la Maison Martiale rejoindraient indubitablement les Sept Profondes Vallées. Après quoi, ils y resteraient ou se verraient attribuer un poste de Maître de Maison Martiale, ou seraient envoyer servir d’autres causes pour les Sept Profondes Vallées.

Dans le cas où ils resteraient à la secte, leur existence serait distante et à l’écart de celle du royaume, n’ayant que peu de relations. Mais s’ils devenaient Maître d’une Maison Martiale ou Emissaire des Sept Véritables, cela serait extraordinaire !

Dans le Royaume du Grand Avenir, les statuts du Maître de la Maison Martiale des Sept Véritables et celui de l’Emissaire des Sept Véritables dépassaient celui du roi.

Si un prince réussissait à gagner le soutien d’un disciple principal ayant la possibilité de devenir un jour Maître de Maison Martiale ou Emissaire des Sept véritables, alors on pouvait considérer que ses chances d’hériter du trône augmentaient de cinquante pour cent.

De plus, si le disciple principal dont il gagnait le soutien était déjà Maître de Maison Martiale ou Emissaire des Sept véritables, alors le prince était quasiment assuré d’obtenir la couronne.

Cependant, tous les disciples principaux de la Maison Martiale des Sept véritables, excepté Qin Xingxuan, venaient d’anciennes familles martiales et étaient là pour les arts martiaux. Ils n’appartenaient même pas au Royaume du Grand Avenir, c’était donc ridicule d’essayer d’obtenir leurs faveurs.

Sans compter que, n’appartenant pas au royaume, les chances qu’ils y reviennent dans le futur étaient encore plus faibles, peu importe qu’ils soient devenus Maître de Maison Martiale ou Emissaire des Sept véritables. Quant à Qin Xingxuan, elle se trouvait dans une situation similaire. Elle avait décidé, forte de son talent de grade six, de poursuivre la voie du Xiantian, et tout laissait à penser qu’elle ne reviendrait pas non plus au Royaume du Grand Avenir.

Puisqu’il n’y avait aucune chance d’obtenir un disciple principal, il ne restait naturellement plus que les maîtres du Domaine Céleste les mieux classés.

Mais malheureusement, Ling Sen et Ta Ku étaient membres de l’armée. C’était les deux talents des forces armées du sud-ouest du Huitième Prince Yang. Il n’était donc pas possible de les accaparer.

Quant à Zhang Guanyu, sa famille était aux commandes de la chambre de commerce. Une institution qui existait depuis des lustres. Un mastodonte capable de tenir aussi longtemps par ses propres moyens possédait un instinct de conservation qui lui commandait de ne pas se mêler de ce qui ne le concernait pas. Il n’y avait par conséquent aucune chance qu’ils ne participent aux conflits pour le trône.

Pourtant, ces luttes intestines entre dragons pour s’arracher le trône permettaient au camp du vainqueur de se faire un nom. Mais la chambre de commerce était déjà fabuleusement riche. Ils n’avaient tout simplement aucunement besoin de titres. A l’inverse, s’ils prenaient part à ces luttes et qu’ils échouaient, toutes les propriétés de leur clan se verraient confisquées et neuf générations se verraient ainsi mise à mort. De ce fait, Zhang Guanyu n’avait rejoint aucun pouvoir majeur, dévouant plutôt sa vie à la chambre de commerce.

Lin Ming était apparu comme un météore éblouissant en cette période troublée où le trône était en train de basculer. Quoique son talent fût limité, il allait peut-être surprendre tout le monde. Certains des princes ne regarderaient donc pas à la dépense pour essayer de le rallier à leur camp. Si le miracle continuait, il ne faisait aucun doute qu’il allait devenir un maître important, dépassant Ling Sen et Ta Ku.

Quant à la possibilité qu’il devienne un disciple principal, ils n’y pensaient pas. Après tout, ses qualifications étaient trop ordinaires.

Un quart d’heure avant que la Matrice des Dix Mille Morts ne s’active, le chef du groupe d’informateurs du Prince Héritier tourna soudainement le visage et murmura :

« Lin Ming est venu, courage ! »

 « Oui ! »

« Nous devons réussir cette mission, nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer ! Même si nous ne parvenons pas à gagner ses faveurs, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser Lin Ming tomber entre les mains du Dixième Prince, sans quoi nous donnerions nos têtes au Prince Héritier ! »

« Oui ! »

Astuce:

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