Le Monde des Arts Martiaux Chapitre 76

Chapitre 76: Ling Sen, Ta Ku

Ling Sen, Ta Ku etZhang Guanyu représentaient les trois existences suprêmes de la Maison Martiale des Sept Véritables, forts d’une autorité absolue. Les disciples principaux eux-mêmes ne pouvaient pas rivaliser en terme de réputation et de renommée. A partir de leur troisième année au sein de la Maison Martiale, ces trois-là s’étaient hissés aux trois premières places de la Pierre du Classement ; sans en avoir été bousculé depuis.Effectivement, pas une seule personne n’avait été capable de ne serait-ce que menacer leur position convoitée.

La Pierre du Classement n’indiquait que la position des individus etpas leur score. Par conséquent, personne ne pouvait savoir à quel point ces trois génies devançaient le disciple à la quatrième place. Certaines rumeurs laissaient entendre que Zhang Guanyu possédait plus de dix mille points d’avance sur le quatrième, mais il était impossible d’en vérifier la véracité.

Pour résumer, Ling Sen, Ta Ku etZhang Guanyu étaient trois individus à la force impressionnante. Il se murmurait que Ling Sen, qui était à un demi pas d’entrer dans la cinquième étape de la Transformation du Corps, pouvait se comparer favorablement à la force d’un artiste martial à l’étape de la Condensation de l’Impulsion !

Aqui de telles personnes, si éminentes, pouvaient-elles bien s’intéresser ?

Il ne pouvait pas s’agir de Zhang Cang ou de Liu Mingxiang. Quoiqu’ils fussent forts, ils n’avaient jamais réussi à franchir la centième place de la Pierre du Classement. Ils n’étaient définitivement pas le genre d’individus auquel Ling Sen ou Ta Ku prêteraient attention. Wang Yanfeng n’avait pas non plus les qualifications. Il avait beau avoir un talent supérieur de grade quatre, aux yeux de Ling Sen et Ta Ku, c’était également quelqu’un d’insignifiant, n’ayant même pas réussi à rentrer dans le top cent quatre-vingt lors de sa première Guerre du Classement. Par conséquent, le seul à même d’expliquer leur présence ne pouvait être que Lin Ming.

Ils étaient probablement venus jeter un coup d’œil, ne pouvant résister à la curiosité de voir qui était ce jeune homme qui avait réussi à faire mieux que Zhang Guanyu lors du premier passage au sein de la Matrice des Dix Mille Morts.

A ce moment-là, Zhang Cang et Liu Mingxiang arrivèrent parmi la foule. Mais Ling Sen et Ta Ku leur avaient ravi la vedette, et personne ne leur prêta attention.

Zhang Cang n’était pas narcissique au point de penser que ces deux-là pouvaient être venus pour lui. Ils étaient probablement ici pour jauger Lin Ming. Zhang Cang se sentit mal à l’aise en le réalisant. Même s’il gagnait, l’attention de Ling Sen et de Ta Ku n’allait pas être sur lui.

« Humph ! Comment osez-vous me regarder de haut !? Je vais vous apprendre à revoir votre jugement ! » murmura Zhang Cang en refermant ses poings.

Liu Mingxiang serra également les dents :

« Zhang Cang, on ne doit pas seulement gagner, mais on doit le faire proprement et parfaitement. Nous écraserons ces gamins imprudents sous nos pieds en cinq mouvements, sinon les autres penseront vraiment que nous sommes des minables ! »

« Humph ! Je vais laisser un souvenir sur le corps de ce Lin Ming. Il va regretter d’avoir pris part à ce match ! » Tout en disant cela, Zhang Cang empoigna le manche d’un petit couteau et ses yeux étincelèrent. C’était une des requêtes de Zhu Yan ; ne pas seulement attaquer son cœur des arts martiaux en la défaisant, mais lui laisser une blessure sévère qui viendrait entraver sa cultivation.

Lin Ming et Wang Yanfeng étaient également arrivés. Aujourd’hui, Lin Ming s’était vêtu d’habits noirs, et transportait sur son dos une lance d’un violet noirâtre, longue de deux mètres quarante. Cette lance de huit cent vingt jins, Eclair Lunaire, ne lui faisait aucunement plier l’échine. La posture de Lin Ming était semblable à celle de sa lance, il se tenait tout aussi droit.

Bien que sa cultivation ne fûtqu’à la troisième étape de la Transformation du Corps, l’épaisseur de sa véritable énergie combinée à son allure dominante donnaient naissance à une impression d’inébranlabilité.

« Ce Lin Ming, pas mal ! » dit Ta Ku, avant de poursuivre :

« Il semblerait que la hampe de sa lance soit en fer élastique violet noirâtre, comme mon bâton. Vu sa longueur, la lance doit définitivement peser plus de huit cents jins. Cette hampe contient une force terrifiante. S’il ose utiliser une telle arme c’est qu’il a confiance en sa force. »

Ta Ku utilisait un bâton en guise d’arme. Ce dernier était très peu utilisé par les artistes martiaux ; encore moins que la lance, que l’on voyait fréquemment dans les rangs de l’armée. Il n’y avait que des moines ayant fait serment de ne pas ôter de vie pour les utiliser.

Le bâton avait la réputation d’être une arme bienveillante parmi les soldats. Pourtant, celui de Ta Ku pesait huit cent soixante jins, était constitué de fer élastique violet noirâtre, etcomportait deux bandes dorées en fer forgé de veine nuageuse quivenaient cercler chacune de ses extrémités. Il avait beau ne pas être considéré comme une arme prodigieuse, utilisé pour frapper un homme, il était capable de déployer une force remarquable.

Le pouvoir des meilleurs bâtons était décrit par « un effleurement vaut une blessure, un coup direct entraîne la mort ». Cela donnait une bonne idée de la terrifiante force de tremblement qu’ils pouvaient générer en s’abattant sur quelqu’un ou quelque chose. Un coup porté avec élan sur une armure en fer la laisserait en piteux état.

Par conséquent, la puissance des versions prodigieuses de ce genre d’arme était inférieure à celle d’une autre réalisée en fer élastique violet noirâtre.

La lance partageait bon nombre des points forts du bâton, mais impliquait un style plus complexe et proposait plus de diversité dans son utilisation.

Ta Ku maniant un bâton, il ne pouvait qu’éprouver un sentiment de sympathie à l’égard de Lin Ming qui utilisait une lance. Après tout, ces deux armes étaient assez rares.

« C’est malheureux qu’il soit face à Zhang Cang. J’ai du mal à apprécier la situation de ce Lin Ming. S’élèvera-t-il dans le ciel, ou bien s’évanouira-t-il dans la masse ? Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle il ne fait pas le poids contre Zhang Cang », dit Ta Ku, partageant ses pensées ; avant d’ajouter en se tournant sur le côté pour interroger Ling Sen :

« Penses-tu que Lin Ming sera capable d’échanger plusieurs mouvements avec Zhang Cang ? »

Ling Sen regarda Ta Ku en retour et lui répondit par l’interrogative :

« As-tu déterminé que Lin Ming allait perdre ? »

« Oh ? Tu penses sincèrement que ce Lin Ming peut gagner ? » répondit Ta Ku, étonné ; considérantavoir déjà bien évalué Lin Ming. Son talent mis à part, Ta Ku considérait que Lin Ming pouvait devenir un rival. Mais il ne s’attendait pas à ce que Ling Sen l’estimeencore davantage.

Cette attention toute particulière de Ling Sen s’expliquait, d’une part parce que Lin Ming avait atteint la cent vingt-sixième place sur la Pierre du Classement, et d’autre part parce qu’il était parvenu à battre son record dans l’Epreuve du rêve. Le cœur des arts martiaux de Lin Ming avait donc déjà surpassé le sien.

Les pensées et les sentiments les plus profonds de Ling Sen étaient fermes et résolus comme le fer. Il n’avait aucun désir et il était juste, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il n’avait aucun défaut ; son principal, et non des moindres, était son cœur meurtrier. La soif de sang de Ling Sen était intarissable, son aura sanguinaire inextinguible, et les démons qui habitaient son cœur trop difficiles à contenir.

Naturellement, Lin Ming aussi avait une faille ; pas une seule personne ne pouvait se targuer d’en être exempt, la question était donc simplement de savoir laquelle était la moindre.

Ling Sen avait un talent inférieur de grade quatre. Soit un talent tout juste décent parmi tous ces génies rassemblés à la Maison Martiale des Sept Véritables. Mais c’était sur son formidable cœur des arts martiaux qu’il s’était appuyé pour atteindre sa position actuelle. Désormais, il voyait son ombre au travers de Lin Ming, et souhaitait voir si ce dernier pouvait créer un miracle.

« Je ne suis pas plus certain qu’il ne gagne ni qu’il ne perde. Mais ce que je sais, c’est que sa cultivation n’en était qu’à la deuxième étape de la Transformation du Corps lorsqu’il a participé à la Guerre du Classement, et qu’elle est désormais déjà à la Troisième Etape », dit-il.

« Mm ? Il semblerait. »

A moins que l’écart de puissance ne soit trop important, un artiste martial était capable de déterminer le niveau de cultivation de quelqu’un d’un simple coup d’œil. Evidemment, ce paramètre n’avait pas non plus échappé à Zhang Cang et Liu Mingxiang.

« Ce type, il a dû naître coiffé !? Il a réussi à franchir une étape au cours de cette période ? »

« C’est à cause de l’efficacité de la Pilule de Moelle du Dragon d’Or Pourpre et de la Pilule Ecarlate du Serpent Doré. Si on ingurgite ces deux pilules en même temps, leur effet se répand petit à petit dans le corps. Ça n’a rien d’étrange qu’il ait réussi à franchir une étape, sans quoi il n’aurait jamais pu atteindre la cent vingt-sixième place. Zhang Cang, sois prudent, tu ne dois pas perdre ! »

« Humph ! Tu le tiens en trop haute estime, n’oublie pas qu’il s’entraîne avec les Fondements de Lance et des Déplacements. Il n’y a aucun potentiel dans ces manuels. Il aurait beau les exercer jusqu’au Large Succès que ça ne déploierait aucune puissance. Il a fait le choix stupide d’opter pour ce set de manuels tout simplement parce qu’il n’a aucune confiance en lui. Mes compétences de bretteur sont vives. Comparé à sa lance encombrante, il ne sera même pas capable de toucher l’ourlet de mes vêtements ! »

L’ombre du soleil pointait désormais à midi moins le quart sur le cadran. Le temps était écoulé !

Astuce:

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